« Que Dieu leur pardonne » : les « docteurs Knock » font faire des radios inutiles aux frais de la société

Les douleurs dorsales “aspécifiques” resteront encore longtemps invisibles

Dans de nombreux domaines scientifiques, on suppose avoir répondu aux questions essentielles il y a des décennies. Ce n’est en vérité pas le cas, et certaines resteront sans réponse pendant encore des siècles. C’est le cas pour les douleurs dorsales aspécifiques, qui concernent plus de 80 % de la population mondiale (donc plus de 6 milliards de personnes)1,2. En 2019, il semble toujours n’y avoir aucune solution à cet ensemble de maux inexplicables, ce qui s’explique en partie par de grandes différences dans l’évolution de ce type de douleurs. Pourtant, les coûts liés aux examens et traitements de routine continuent d’augmenter à toute vitesse, et ce partout dans le monde3, alors qu’ils ne règlent en aucun cas les problèmes sous-jacents. Pire encore, ces douleurs lombaires non fatales entraînent plus d’incapacités de travail que l’ensemble de toutes les affections mortelles, dont les maladies vasculaires, respiratoires, le diabète, la pression sanguine et les tumeurs4.

Du besoin d’une intelligence extra-terrestre supérieure

En l’état, seul un être extra-terrestre extrêmement intelligent pourrait comprendre ce que les médecins terriens entendent par douleurs lombaires « aspécifiques ». Plus étrange encore : en s’influençant les uns les autres sans se poser la moindre question, ces médecins prétendent que les douleurs lombaires « aspécifiques » s’expliquent de moins en moins par des raisons anatomiques (du dos)5,6,7. En d’autres termes, on doit arrêter de chercher la cause des douleurs au niveau de la colonne vertébrale et de ses nombreux disques, mais dans la tête. Tous ces soi-disant experts du dos me rappellent les pharisiens de la Parabole des aveugles de Pieter Brueghel l’Ancien: un aveugle conduit un autre aveugle au gouffre. Pourquoi tous ces médecins continuent dès lors de recommander des tas d’examens radiologiques aux frais du contribuable, seul un extra-terrestre d’une intelligence supérieure pourra nous le dire. La radiographie dans ce cas n’est-elle pas un exercice (médical ?) vain, si l’on sait à priori qu’on ne pourra rien voir ?

Le médecin se comporte comme St Thomas

La médecine ne peut faire définitivement disparaître une maladie que si l’on a pu l’observer avec certitude. C’est ainsi que j’ai pu guérir de l’appendicite après mon opération. En revanche, la médecine n’est pas parvenue à éliminer mes cellules cancéreuses dormantes. Et vu qu’elle ne trouve aucune cause aux « lombalgies aspécifiques », et donc pas de traitement, la médecine pose là aussi problème. Les professionnels de la santé, lorsqu’ils font face à ces cas aspécifiques, vont se comporter comme St Thomas9 : s’ils ne voient rien, c’est qu’il n’y a rien à trouver. Lors d’examens radiologiques, ils ne disposent que de peu d’éléments fiables pour pouvoir expliquer ces douleurs «aspécifiques ». C’est probablement la raison pour laquelle de hautes instances telles que l’American Order of Doctors et le BeSWIC (Centre de connaissance belge sur le bien-être au travail) expliquent qu’il n’existe pour les douleurs aspécifiques aucun traitement efficace.

L’éternel fantasme des « lombalgies aspécifiques »

Tant que l’on n’aura pas trouvé, noir sur blanc, une cause claire, les esprits médicaux (et paramédicaux) continueront de prétendre tout expliquer bien qu’ils n’y comprennent rien13. Ou comment parler pour ne rien dire ! Heureusement, il reste encore quelques esprits affutés qui pensent autrement et appellent à l’action14,15,16. Un sage homme a un jour dit : « L’idiotie, ce n’est pas le manque de connaissances en soi, mais le fait de malgré tout donner son avis »17.

Prisonnière de sa propre ignorance

Si elle veut un jour pouvoir expliquer le problème complexe des lombalgies « aspécifiques », qui touchent plus de 6 milliards d’êtres humains, la médecine doit cesser d’être prisonnière de sa propre ignorance. Pour comprendre la réalité des douleurs lombaires, les médecins devraient arrêter de voir uniquement ce qu’ils veulent voir. Ils devraient pouvoir comprendre ce que les ombres sur les radiographies signifient. Ils quitteraient alors enfin la grotte de Platon et sa réalité déformée18,19.

La grotte de Platon : la réalité diffère des ombres qu’elle projette

Quelqu’un qui se trouverait enchaîné dans une grotte ne pourrait que fantasmer de ce qui se trouve à l’extérieur et qui projette des ombres sur le mur de sa grotte. Les images radiologiques de la colonne permettent de voir les altérations des structures osseuses, mais pas du tout celles du disque. Au niveau des vertèbres, on peut voir les fractures, l’ostéoporose, les spondylarthrites ankylosantes, les infections et, de temps en temps, un cancer ou ses métastases, etc. On ne voit sur les radios que les « ombres » de ce qu’il se passe réellement dans les trois parties cartilagineuses du disque20,21,22,23,24. Sur les images radio, on ne peut pas discerner les altérations des disques vieillissants (et donc en dégénérescence).

Un grand nombre de pièces d’ignorance dans la grotte des experts du dos

On ne peut donc pas continuer à se cacher de la réalité et se terrer dans les chambres de l’ignorance de la grotte de la médecine. Les professionnels médicaux et paramédicaux qui ne sortent pas des sentiers battus pour essayer de comprendre l’évolution des disques au cours de la vie ne peuvent donc qu’interpréter à leur façon les images obtenues par examens radiologiques. Si ces médecins s’étaient un peu plus confrontés à la réalité — ce que l’on a omis de leur apprendre — ils ne se feraient pas aussi facilement aveugler par les apparences. Tant que la connaissance actuelle sur les douleurs lombaires « aspécifiques » reposera sur une base non scientifique, les conséquences désastreuses continueront de s’accumuler25. S’ils avaient de réelles connaissances, ils soulageraient aussi les patients souffrant de lombalgies, à qui l’on parle de « douleurs aspécifiques » depuis des années. On éviterait ainsi des interprétations erronées et des catastrophes chirurgicales26.

Aïe ! Une douleur aiguë dans le bas de mon dos !

Je souffre moi-même du bas du dos, et je sais donc d’expérience que des pics soudains de douleurs peuvent survenir dans la zone lombaire, et s’avérer extrêmement intenses pendant un jour ou deux, voire même constituer un réel handicap. Pourtant, pour plus de 6 milliards de patients souffrant du bas du dos, il n’y a rien de grave à trouver. Tout comme eux, je n’ai pas pu hériter de gènes « protectrices » des douleurs lombaires aspécifiques, bien que je n’ai jamais sollicité excessivement mon dos (voir article « La cause principale des douleurs lombaires est un mauvais héritage génétique »). Depuis, j’ai vieilli. L’usure est déjà bien avancée, et la médecine ne peut désormais plus rien y changer.

Les médecins à la “Dr Knock” font des radios à tour de bras

Afin de rassurer le patient concernant ses douleurs « aspécifiques », on aura, sans qu’il n’y ait la moindre plainte ou signe clinique, directement recours à des examens radiologiques. S’il n’y a (presque) rien à voir dans la partie la plus résistante du corps (= le disque)16, on conseille de prendre du repos (couché) et d’effectuer des exercices inhabituels et inefficaces. En réalité, la plupart des patients souffrant de douleurs lombaires « aspécifiques » devraient continuer à marcher tranquillement. Ces « Dr Knock »27 savent en effet très bien comment soigner quelqu’un qui n’est pas réellement malade.

Les radiographies normales ne signifient en aucun cas que les disques sont intacts

Depuis 1950, on sait que les radiographies « normales » ne signifient en aucun cas que les disques lombaires sont totalement intacts28. Tant que les technologies d’imagerie médicale n’auront pas été perfectionnées, l’autopsie demeure le moyen le plus fiable de détecter l’origine de tels symptômes29,30. Tous les domaines de la médecine se basent par ailleurs sur l’observation. L’examen post-mortem des organes a en effet permis de comprendre de nombreuses affections. Les conclusions que l’on en tire permettent souvent de développer par la suite des traitements médicaux efficaces. Cependant, les autopsies de la colonne vertébrale intéressent peu de monde31 (voir article « Les problèmes de disque ? Qui cela peut-il bien intéresser ? »). Il existe cependant aujourd’hui bien assez de données pour pouvoir créer des traitements innovants32,33,34,35,36. Néanmoins, vu que de nombreuses personnes restent convaincues que les douleurs « aspécifiques » trouvent leur origine dans la tête. La partie de la médecine qui s’occupe des lombalgies est en réalité une petite communauté très autocentrée. Je n’ai pas de patience avec ceux qui campent sur leurs idées et refusent de se remettre en question.

De quoi ont l’air les noyaux discaux vieillissant sur un IRM ?

Étant donné qu’ils ne vont rien prouver dans plus de 80 % des cas, les scanners radiologiques existants ne sont pas fiables dans la détection précise des causes de douleurs lombaires « aspécifiques »28,37,38,39,40,41,42,43,44,45. C’est d’ailleurs pourquoi ces douleurs demeurent pour la plupart d’entre nous un mystère inexplicable (voir article « Le mystère du cartilage discal »). Le vieillissement du disque commence dans le noyau et n’atteint l’anneau fibreux externe que bien plus tard46. Il n’est en aucun cas possible de visualiser le degré de dégradation de ce processus discogène. Indépendamment de la quantité d’eau déjà perdue par les noyaux, les images IRM T2 ne peuvent que laisser voir des disques noirs (Fig. 1), et rien de plus23,47,48,49.

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Fig. 1. Le vieillissement des noyaux discaux ne peut être déterminé qu’indirectement, par IRM (Fig. 1). Gauche : Chez cette personne de 28 ans, les plaques terminales clairement visibles et l’anneau fibreux externe sont encore intacts L2-L3 et L5-S1. Étant donné que ces noyaux contiennent encore des quantités « normales » d’eau, ils conservent leur couleur blanche. Au niveau de L3-L4 et 4-L5, les images montrent deux disques noirs. Aussi longtemps que les plaques terminales sont intactes (on ne peut pas le deviner à la couleur noire du disque) et que la hauteur du disque est conservée, de tels disques noirs ne causeront pas de douleurs. Cette couleur prouve seulement que le noyau discal a vieilli. Cela signifie que sa composition chimique s’altère. Droite : Une structure en « hamburger » est clairement visible au niveau des disques L2-L3 (cercle rouge) et L3-L4. Elle indique seulement qu’un processus de vieillissement est à l’œuvre. Le discogramme en L3-L4 montre clairement une fuite du produit de contraste injecté au travers d’une déchirure de l’anneau fibreux externe (cercle jaune). L’image discographique au niveau du disque L4-L5 est typique d’un processus dégénératif discogène avancé (cercle bleu) (voir les articles à venir).

Image de noyaux discaux vieillissant lors d’une discographie

En vieillissant, les fibres de collagène coriace (type 1) remplissent peu à peu les noyaux discaux, ce qui ressemble à du tissu cicatriciel. Cela entraîne non seulement une altération de la couleur du noyau50,51,52, mais également une disparition de la séparation avec l’anneau externe (Fig. 2). On pourrait la comparer, même si c’est un peu extrême, à un pudding qui sècherait et que le temps commencerait à fissurer. Cette évolution n’a pas lieu du jour au lendemain. La quantité toujours croissante de tissu cicatriciel peut continuer à être distinguée du reste éventuel de tissu discal « normal », gorgé d’eau. Cela explique le discogramme en hamburger, tout à fait typique (Fig. 1)54. Tant que les plaques terminales (et l’anneau fibreux externe) restent intacts et ne se déchirent pas, le volume du noyau reste inchangé (Fig. 2).

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Fig. 2. Chez cet individu de 64 ans, les conséquences d’un processus de vieillissement des noyaux discaux en L1-L2 du bas du dos sont évidentes. Les plaques terminales au-dessus et en dessous du noyau ont maintenu leur structure normale. Le noyau affiche la couleur brune typique d’un vieillissement, ainsi que diverses ruptures que l’on décrit comme « déchirures internes discogènes ». Une fois atteint l’âge auquel le squelette est celui d’un adulte (aux alentours de 21 ans), de plus en plus de ces défaillances structurelles apparaissent dans le noyau discal endurci. Étant donné que, chez cette personne, les plaques terminales restent intactes, ce disque arrive à conserver sa hauteur normale. L’eau du noyau était presque complètement remplacée par du tissu cicatriciel de collagène. (A83-40 — Declerck, Taylor, Kakulas, NeuroMuscular Pathology, Perth, University Western Australia et à droite, une illustration par Alonso Ríos, sculpteur, dessinateur et peintre colombien).

Les noyaux discaux vieillissant ne perdent pas leur hauteur

Bien qu’on prétende le contraire depuis des années dans l’enseignement55, les processus de vieillissement des noyaux discaux lombaires ne vont pas de pair avec un rétrécissement de l’espace intervertébral56,57,58. Les noyaux vieillissants ne subissent aucune perte de volume ou perte de hauteur (Fig. 2)59,60,61. Cela peut surprendre. En effet, tous les disques du bas du dos font face à la même force de gravité et les mêmes forces de compression et de torsion lorsque l’on s’assied, se lève ou effectue d’autres activités. Les disques vieillissants sont principalement caractérisés par des bombements discaux (indolores), ce point fera l’objet d’un prochain article.

L’ostéoporose, première responsable des mauvaises postures

Dans les cas où les disques vieillissent sans dégénérer, la hauteur des disques peut même augmenter légèrement61,62,63,64. À mesure que nous vieillissons, notre posture est impactée par des altérations du tissu osseux. La maladie la plus connue : l’ostéoporose. À mesure que le corps vertébral s’affaiblit, les plaques terminales se plient vers le tissu osseux plus souple (= plaques terminales concaves)62,63,64,65. Les noyaux discaux s’enfoncent alors dans les corps vertébraux ostéoporotiques, comme s’ils creusaient à l’intérieur de l’os (Fig. 3). Malgré ce renfoncement des vertèbres et l’apparition d’une bosse, tous les patients souffrant d’ostéoporose ne font pas face à des douleurs dorsales66. Cela est dû au fait que ces patients ont généralement des disques qui fonctionnent encore bien (Fig. 3). Le vieillissement des vertèbres ne signifie pas que les disques vieillissent aussi. Un professeur flamand a suggéré que certains gènes pourraient être responsables67,68.

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Fig. 3. L’ostéoporose (cercle rouge) est la maladie irréversible invalidante la plus connue qui s’attaque au collagène du tissu osseux, le rendant incapable de contenir le « calcaire ». Les protéines de collagène sont alors évacuées par l’urine66. Sauf lorsqu’ils dégénèrent aussi, les disques conservent généralement leur hauteur, et parfois l’augmentent même (cercles jaunes) (Declerck / Kakulas, Neuropathology, University Western Australia, Perth).

Le prochain article aborde le développement et la signification d’un bombement discal dans le bas du dos.

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* Guy Declerck, MD
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